Comme vous le savez, la communauté de photographes Pixopolitan est très importante ! Pour mieux connaitre les artistes, toutes les semaines, venez découvrir l’un d’entre eux grâce à une interview exclusive. Aujourd’hui rendez-vous avec le Mexicain Alejandro Marcos.

 

Partons à la découverte de cet artiste à la créativité infinie et découvrons sa vision à lui de la photographie !

Alejandro Marcos - Alter Ego

Alejandro Marcos – Alter Ego

 

Alejandro, qui êtes-vous ? 

Je suis un créateur. Je vis immergé dans la créativité. Visuelles, conceptuelles… toutes sortes d’idées surviennent constamment. Des images, des histoires, et même des idées concernant les affaires… c’est comme une diarrhée créative ! Ca ne s’arrête pas. La seule manière de calmer tout ça est de donner vie à ces idées, de les concrétiser. La production de ces idées et le fait de les aider à devenir réelles est mon remède.

 

Alejandro Marcos - Ephemera V

Alejandro Marcos – Ephemera V

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans la photographie ? Racontez-nous vos débuts. 

Je traite les informations sous forme visuelle. Je réfléchis avec des images plus qu’avec des mots. Je visualise pour comprendre. Mes débuts dans l’univers de la photographie étaient simples. J’ai acheté un appareil photo, puis toutes ces images dans ma tête sont devenues des photographies numériques.

 

Alejandro Marcos - I AM ... NOT

Alejandro Marcos – I AM … NOT

 

Laquelle de vos photographies vous a le plus marqué ? Peut-être celle dont la réalisation a été la plus incroyable ? 

J’ai développé une méthode de travail personnelle . Une idée me vient… et ensuite elle évolue jusqu’à devenir un concept. Puis les personnes dont j’ai besoin pour que cela se concrétise commencent à faire irruption dans ma vie. Je choisis ce qui se montre de soi-même. Mon unique but est de capturer la vraie émotion, au moment où elle se produit. Mes efforts ont alors pour but d’aider le modèle à se débarrasser de son “masque” et à faire ressortir le “soi”.
Et puis chaque shooting est unique, un merveilleux voyage intérieur auquel je suis honoré de prendre part. C’est émouvant, c’est spirituel… c’est un instant de conscience de soi qui est capturé dans une seule image.

 

Alejandro Marcos - Ephemera V

Alejandro Marcos – Ephemera V

 

Plutôt noir et blanc ou couleurs ?

Pour moi, l’image porte en elle une sorte d’ADN visuel. Chaque image contient en elle-même toutes les informations pour devenir une photographie. C’est l’image qui décide si elle sera en couleurs ou en noir et blanc. Mon travail consiste à me taire et à écouter l’image, et ensuite à suivre ses ordres.

 

Alejandro Marcos - Mad Madrid

Alejandro Marcos – Mad Madrid

 

Quelle est votre petite astuce pour de meilleures photographies ? Avez-vous un rituel particulier lorsque vous prenez des photos ?

Connection (en anglais, c’est-à-dire la connexion, le lien, la relation, NDLR). C’est le but.
Cela semble relativement simple mais ça ne l’est pas. Nous tous, êtres humains, ne sommes qu’une entité vivante. Nous sommes le genre humain. Mais nous ne sommes pas connectés. On se noit dans l’illusion que nous sommes séparés. Retrouver cette connection, cette unité.. et essayer de la capturer dans une photographie, c’est ça mon intention.

 

Alejandro Marcos - Ephemera V

Alejandro Marcos – Ephemera V

 

Qu’est-ce que vous aviez en tête quand vous avez créé la collection Ephemera V (Ephémère V) ? 

Ephemera est un souvenir. Peut-être que l’on reprend vie encore et encore après chacune de nos morts et que certaines de ces expériences de retour à la vie sont restées implantées en nous sans même que l’on ne s’en rende compte. Ephemera est une RENAISSANCE documentée. Le sujet s’immerge dans l’eau chaude et, grâce à la méditation, entre dans un autre état d’esprit. Puis la magie opère. Les souvenirs prennent vie et je suis là pour les prendre en photo et les capturer.

 

Alejandro Marcos - Ephemera V

Alejandro Marcos – Ephemera V

 

Quel est votre prochain projet ?

Je m’intéresse de près au fait que l’écart entre les revenus croît…. croît…. et croît encore. Les 1% les plus riches de la planète possèdent 46% de la richesse du globe. C’est un problème auquel j’aimerais m’attaquer lors de ma prochaine exposition intitulée SHARE (PART / PARTAGE).

 

Alejandro Marcos - Sidewalk, a Daily Life Perspective

Alejandro Marcos – Sidewalk, a Daily Life Perspective

 

Merci Alejandro d’avoir pris le temps de répondre à nos questions ! Vous voulez découvrir l’ensemble des photographies d’Alejandro ? C’est ici.