Henry Hargreaves est un photographe néozélandais qui mêle l’art de shooter à l’art de cuisiner. Cependant pour l’une de ses dernières séries il n’a pas choisi de prendre les plus beaux plats des restaurants étoilés. Bien au contraire, il s’est intéressé au dernier repas du condamné à mort.

L’artiste Henry Hargreaves n’est pas fou, il s’intéresse seulement de très près aux choix alimentaires des gens. En effet, pour l’artiste la nourriture peut traduire quelques traits de la psychologie, ou du moins il propose à ses spectateurs de s’interroger sur ce sujet. La série No Seconds (“Pas de rabe”) est un ensemble de photographies reconstituant le dernier repas de tueurs en série condamnés à mort. Aux États-Unis, les prisonniers peuvent faire le choix de ce qu’ils désirent pour leur dernier diner. Après avoir sélectionné plusieurs de ces plats, le photographe les a mis en scène afin de les remettre en contexte.

“J’ai toujours travaillé dans l’industrie alimentaire avant de pouvoir être un photographe à plein temps. Je suis fasciné par les demandes des gens, et ce qu’ils ont commandé en dit beaucoup à propos de leur caractère et de leur personnalité. J’essaie d’apporter cette idée dans mon travail en montrant les connexions visuellementexplique Hargreaves.

No Seconds, une série à découvrir

© H. Hargreaves

© H. Hargreaves – No seconds

Au XVIIIème siècle, le gastronome et auteur culinaire français, Jean Anthelme Brillat-Savarin disait “Dis-moi ce que tu manges, et je te dirai qui tu es”. Plus de 250 ans plus tard, Henry Hargreaves utilise ce vieil adage pour humaniser les condamnés à mort.

© H. Hargreaves

© H. Hargreaves – No seconds

“Ce qui m’a frappé dans ces derniers repas, c’est que beaucoup étaient des plats frits gargantuesques. Ces gens vivent leurs derniers instants, et tout ce qu’ils veulent c’est un peu de bonheur.” raconte Henry Hargreaves.

© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

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© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

© H. Hargreaves

© H. Hargreaves – No seconds

© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

 

“Beaucoup de gens ont fait autant d’hypothèses sur la signification de l’olive. Pas mal de ces théories tournent autour de la symbolique de l’olivier, de la pureté et de la repentance. Je crois qu’il y a du vrai là-dedans, c’est peut-être un signe qu’il a voulu laisser, mais on peut aussi penser qu’il s’est simplement dit : « Je vais prendre un truc bizarre et les gens y verront ce qu’ils voudront. »”  explique le photographe lors d’une interview pour le site Vice.

© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

Une façon pour ce photographe néozélandais de s’exprimer sur la peine de mort aux États-Unis, qui selon une étude a tué au moins 12 personnes à tort durant les 20 dernières années.

© H. Hargreaves - No seconds

© H. Hargreaves – No seconds

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