Paris, la Ville Lumière, aurait pu aussi être surnommée « la ville Street Art ». De nombreux artistes et galeries apposent leur œuvres aux quatre coins de la capitale, mais surtout dans le 13e arrondissement. Immersion dans ce quartier où les bombes de peinture fusent sur de nombreux murs !

 

Les murs du treizième accueillent de nombreux street-artistes depuis quelques années maintenant. Ce phénomène a été rendu possible par le maire de l’arrondissement, Jérome Coumet, pour qui la culture urbaine mérite d’être mise en avant. Une carte interactive des plus belles fresques est même disponible sur le site de la mairie. Mais ce n’est pas la seule raison : les nombreux immeubles de plusieurs dizaines d’étages présents dans l’arrondissement sont des supports idéaux pour de grandes fresques. On retrouve ainsi un ban de poissons Place de la Vénétie, un pantin avenue d’Italie ou encore une femme au regard rêveur avenue Vincent Auriol. De quoi faire une véritable chasse aux fresques !

street art - Pixopolitan

street art – Pixopolitan

Mais on trouve également de plus petits graffs un peu partout dans l’arrondissement, comme dans le quartier de la Butte aux Cailles. Le treizième regroupe donc deux grands styles de street-art, entre grandes fresques et petits pochoirs cachés dans les recoins de plusieurs quartiers. Ici, tout devient un support pour les artistes ; boîtes postales, postes électriques, collecteurs de verre, devantures de petites boutiques ou encore une des portes de la mairie du 13e ! Parmi d’autres, C215, M. Chat, Miss Tic, Stew, Seth, Obey : ils sont très nombreux à mettre de la couleur dans le quartier. Si certains riverains se plaignent de ces fresques, la majorité des habitants de l’arrondissement sont ravis de voir que leur quartier se renouvelle et intègre de nouvelles formes artistiques, hors des musées ou des galeries.

Immersion dans un graf, by Mathieu Alemany

street art - Pixopolitan

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L’un des projets majeurs du treizième en street art a été la « Tour Paris 13 », initiée par la Galerie Itinerrance au printemps 2014. Un ancien immeuble à l’abandon est devenu le terrain de jeu de nombreux street artists, quelques semaines avant sa destruction. Chaque pièce était investie par un artiste, qui avait carte blanche. Le succès a été tel que l’immeuble a même été visité par de nombreux curieux. Seulement, le propre de l’art de rue est d’être éphémère ; certains ont tout de même lutté pour que cet immeuble ne soit pas détruit, et quelques fresques ont été conservées. La destruction a finalement eu lieu, mais heureusement, de nombreux photographes ont immortalisé cette initiative unique en son genre !

La tour Paris 13, by Jérôme Siméoni

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