En participant au marathon de Pyongyang en avril 2016, Matthieu Tordeur, “apprenti aventurier” français, a eu l’occasion de passer 5 jours en Corée du Nord et de réaliser une série de clichés inédite sur la “nation la plus secrète de la planète”.

L’aventure ne lui fait pas peur. Matthieu Tordeur a déjà réalisé un tour du monde en 4L et parcouru plus de 80 pays ! Au printemps dernier, curieux et désireux de participer à une aventure qui dépasse les frontières, il se lance dans le marathon de Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, aux côtés de 1800 autres coureurs coréens et étrangers. Bien que le pays soit extrêmement refermé sur lui-même, la course est ouverte aux amateurs non-coréens depuis 2014. Au cours d’un séjour très encadré, durant lequel deux guides accompagnent en permanence les touristes, Matthieu photographie la Corée du Nord et ses habitants, nous offrant ainsi une série de photos exceptionnelle sur ce pays.

L’aventurier l’a ressenti, “le tourisme en Corée du Nord est une machine bien huilée” : retrait du passeport durant le séjour, restitution à la fin après fouilles et contrôle des photographies. Interdiction de montrer des militaires ou des scènes de pauvreté. Le régime tient à son image ! Malgré tout, Matthieu Tordeur a réussi à ramener des clichés donnant un petit aperçu de ce que peut être la vie en Corée du Nord, des mises en scène du régime à la vie quotidienne dans les campagnes.

Le photographe résume son impression sur ces cinq jours passés dans un pays dont on ne sait rien :

“Cinq jours au cours desquels j’ai parfois eu l’étrange sensation de me trouver sur le plateau d’un film, où tout le scénario tournait autour de la célébration du socialisme et de ses dirigeants autoritaires, où tous les acteurs et les figurants jouaient un rôle patriotique, sans la moindre fausse note ni l’ombre d’une contestation.”

Voici un résumé de sa visite !

Vue sur Pyongyang, le fleuve Taedong et la tour du Juche, depuis ma chambre au dix-neuvième étage de l’hôtel Yanggakdo International.

Vue sur Pyongyang, le fleuve Taedong et la tour du Juche, depuis ma chambre au dix-neuvième étage de l’hôtel Yanggakdo International.

L’hôtel Yanggakdo est situé sur l’île de Yanggak à deux kilomètres au sud-est du centre de la ville. Haut de 47 étages, le cinquième étage ne figure pas sur le pavé numérique de l’ascenseur. Cet étage interdit au public, serait en réalité un complexe de surveillance de l’hôtel.

L’hôtel Yanggakdo est situé sur l’île de Yanggak à deux kilomètres au sud-est du centre de la ville. Haut de 47 étages, le cinquième étage ne figure pas sur le pavé numérique de l’ascenseur. Cet étage, interdit au public, serait en réalité un complexe de surveillance de l’hôtel.

Vitrine de l’état, le métro de Pyongyang a été crée en 1973. Station de Puhung.

Vitrine de l’état, le métro de Pyongyang a été crée en 1973. Station de Puhung.

En arrière-plan, l’hôtel Ryugyong, emblème de Pyongyang. C’est un gratte-ciel pyramidal de 105 étages dont la construction a dû être interrompue en 1989 à la dislocation de l’Union soviétique en raison de l’abandon du soutien de l’URSS à la Corée du Nord. Pendant 16 ans, l’hôtel est resté inachevé jusqu’à ce qu’un groupe égyptien amène les fonds pour achever la construction extérieure de l’édifice en 2008. L’aménagement de l’intérieur du bâtiment n’a aujourd’hui toujours pas été réalisé contrairement aux dires du gouvernement.

En arrière-plan, l’hôtel Ryugyong, emblème de Pyongyang. C’est un gratte-ciel pyramidal de 105 étages dont la construction a dû être interrompue en 1989 à la dislocation de l’Union soviétique en raison de l’abandon du soutien de l’URSS à la Corée du Nord. Pendant 16 ans, l’hôtel est resté inachevé jusqu’à ce qu’un groupe égyptien amène les fonds pour achever la construction extérieure de l’édifice en 2008. L’aménagement de l’intérieur du bâtiment n’a aujourd’hui toujours pas été réalisé contrairement aux dires du gouvernement.

La pauvreté n’est pas véritablement visible dans Pyongyang. D’un côté, elle est masquée au visiteur en l’empêchant de se déplacer librement et de l’autre les plus défavorisés sont exclus de la capitale. Toutefois au sein même de la population de Pyongyang, des différences de richesse subsistent.

La pauvreté n’est pas véritablement visible dans Pyongyang. D’un côté, elle est masquée au visiteur en l’empêchant de se déplacer librement et de l’autre les plus défavorisés sont exclus de la capitale. Toutefois au sein même de la population de Pyongyang, des différences de richesse subsistent.

La propreté des rues et l’absence totale de publicités ou d’enseignes commerciales, font de Pyongyang une ville hors du temps.

La propreté des rues et l’absence totale de publicités ou d’enseignes commerciales, font de Pyongyang une ville hors du temps.

Vue sur les immeubles de Pyongyang depuis le sommet de la tour du Juche haute de 170 mètres.

Vue sur les immeubles de Pyongyang depuis le sommet de la tour du Juche haute de 170 mètres.

Répétition d’un spectacle de masse sur Kim Il-sung Square.

Répétition d’un spectacle de masse sur Kim Il-sung Square.

Au bout de 21 kilomètres, je m’arrête quelques secondes pour immortaliser ma course, le stade du Premier-Mai dans mon dos. © David de Souza

Au bout de 21 kilomètres, je m’arrête quelques secondes pour immortaliser ma course, le stade du Premier-Mai dans mon dos. © David de Souza

Gare centrale de Pyongyang, je monte dans un train pour Sinuiju, à 220 kilomètres au nord du pays.

Gare centrale de Pyongyang, je monte dans un train pour Sinuiju, à 220 kilomètres au nord du pays.

Les voitures et transports en commun sont très rares en dehors de Pyongyang. Dans les campagnes, les routes ne sont pas bitumées et la majorité des habitants se déplace à pied ou à vélo.

Les voitures et transports en commun sont très rares en dehors de Pyongyang. Dans les campagnes, les routes ne sont pas bitumées et la majorité des habitants se déplace à pied ou à vélo.

Sinuiju, ville transfrontalière avec la Chine où une grande partie des échanges commerciaux sont effectués et du traffic illégal transite.

Sinuiju, ville transfrontalière avec la Chine où une grande partie des échanges commerciaux sont effectués et du traffic illégal transite.

 

Retrouvez l’ensemble des photographies de Matthieu Tordeur ainsi que ses commentaires sur son site, ça vaut le coup d’oeil !

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